Bonjour,
J’aimerais surtout avoir votre opinion sur une intervention d’une psychologue, neurobiologiste, normalienne science.
Cette personne a mis en avant une différence fondamentale, pour elle, entre l’enfant qui raisonne avec l’hémisphère gauche d’une façon séquentielle donc linéaire et entre l’enfant doué qui raisonne avec l’hémisphère droit, d’une façon globale en parallèle, donc structuré différemment (totipotent).
Premier étonnement de ma part : pourquoi limiter l’intelligent à l’utilisation du cerveau droit ?
Après avoir décrit les différentes manifestations des tout-petits aux plus grand elle a proposé un certain nombre d’accompagnements :
- apprendre à comprendre la consigne
- nourrir leur curiosité, mais pas trop d’activité
- donner des limites
- intégrer les autres enfants
- donner des défis et de la complexité
- se construire en tirant les conséquences de ses échecs.
Je trouvais toutes ces propositions intéressantes jusqu’à ce que certains propos me laissent quand même très septique. Je vais essayer de ne pas déformer les propos.
Elle pense que les adultes qui n’ont pas été testés s’en sortent mieux que les autres car ils ont su trouver d’autres compensations (enfants, conjoints, activités…). Certes, ces adultes surdoués non testés font des dépressions, mais ils ne s’en sortent pas si mal et d’autant mieux qu’ils n’ont pas été détectés. Il serait même préférable de ne pas dire à l’enfant en situation d’échec que son échec pourrait être lié à l’originalité de sa pensée (analyse du test de QI).
Qu’il est très important que l’enfant rentre dans le moule de la normalité et accepte de s’adapter au mode de travail de son environnement, qu’il est nécessaire qu’il utilise ses différences pour s’intégrer aux autres.
Dans le monde des adultes il faut accepter perte de temps, réunions jugées inutiles (car les autres en ont besoin), inefficacité et lenteur de ses collaborateurs (entre autres).
Ce qui m’a choqué dans ces propos c’est qu’une psychologue trouve normal qu’un adulte doué n’utilise pas ses dons intellectuels dans sa vie professionnelle afin de laisser s’exprimer le consensus.
Pour ma part j’ai pensé que dans ces conditions il était préférable de vivre dans un pays non-totalitaire. Jusqu’où faut-il se conformer à la norme établie, ne pas déranger le consensus?
Je ressens comme une agression qu’une personne très intelligente, super diplômée prône le nivellement de la pensée et « soigne » des enfants EIP en difficulté.