Je me retrouve dans ça, Christine: l'art et la manière de satisfaire à la politesse et aux usages, tout en se tenant assez en retrait pour pouvoir se faire oublier le moment venu.
Beaucoup de temps passé à chercher par quelle voie diplomatique on peut passer au lieu de biller dans le cadre... après tout, on apprend ainsi à communiquer au plus près de ses convictions, c'est un petit jeu qui est gratifiant à la fin, parce qu'on reste ainsi sur son quant-à-soi; en tirant ses marrons du feu, et en bâtissant un petit fortin pour se protéger (c'est pas du luxe quand on est hypersensible!)
Autre exemple: un employeur potentiel me joue une valse-hésitation depuis février, sans me dire ce que j'ai appris par la bande: probable autre personne dans la course, qui coûterait moins cher pour le poste basique pressenti. L'employeur essaie de me ménager en me signalant d'autre postes à responsabilités où postuler (j'ai un double-profil qui est intéressant pour lui à garder au chaud pour dans deux ans, quand les postes similaires seront libérés chez lui). Mon premier mouvement serait de lui écrire un mail bien senti, comme quoi j'ai déjoué sa manœuvre, et que dans un pareil climat de défiance et de piètre communication, il peut se brosser de me récupérer une fois ou l'autre.
J'ai décidé de répondre aussi simplement que possible, sans lui livrer plus que ce qu'il demandait, simplement en lui renvoyant ses propres paroles. Il est assez malin pour voir que la langue de bois, il n'est pas seul à savoir la parler. L'écrit reste, donc il faut être très attentif à ce qui peut servir ensuite de référence...