Je suis allée voir la psy des facs... J'ai eu du mal à ne pas me sauver, encore une fois, d'ailleurs.
Je lui ai donné mon texte. Elle n'a pas tout lu, mais effectivement, elle avait l'air assez interpellée.
Je ne trouve pas que ce qu'elle me dise soit super enrichissant, parce que tout ce qu'elle me dis, je le savais déjà, par contre, il faut avouer qu'elle l'utilise pour mettre pas mal de choses en lumière.
C'est marrant, il y a énormément de non-dits entre elle et moi, de trucs que je sens qu'elle évite, de choses que moi je ne suis pas capable d'aborder. Je ne pense pas parler de surdouement avec elle, de toute façon.
Pour le reste, ca fait du bien, de parler, même si j'étais nouée comme un vieil arbre.
Visiblement, beaucoup de tout mes problèmes viendraient du fait que je suis incapable de faire quoi que ce soit qui ne sois pas ce qu'on attende de moi. Comme foncièrement, je désire autre chose, je ne suis pas capable de me mouler, et toute la violence que ca me laisse, je la tourne soit contre moi même, soit en me montrant très agressive avec d'autres. Et forcément, dans une perspective ou seul les attentes des autres tiennent de la place je n'ai guère envie de poursuivre.
Si on y ajoute un grand décalage avec les autres gens, que j'essaie de masquer au lieu de l'assumer, on commence à obtenir un début d'équation intéressant.
J'étais décue en sortant de chez elle, mais après réflexion...
Je pense que je vais profiter d'une balade à cheval pour mettre un peu les choses au point avec ma mère.