| | | Intelligence et sensibilité | |
| | Auteur | Message |
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laurentb Membre

Age: 35 Date d'inscription: 04/03/2006
 | Sujet: Intelligence et sensibilité Ven 27 Avr - 22:44 | |
| Bonjour, Intelligence et sensibilité : on dit que les deux sont liées, je n'en doute pas une seconde, en revanche si l'on peut se faire une représentation (même très caricaturale) de ce qu'est une intelligence supérieure, il me semble difficile de représenter une sensibilité de sudoué. Evidemment, cela se manifeste probablement de mille manières, et la phrase qui donne les surdoués comme hypersensibles à l'idée d'injustice me semble un pis-aller. Comment reconnaître une sensibilité a-"normale", comment ne pas la blesser, comment l'apprivoiser, avez-vous des exemples vécus à donner ? Je ne mets ce post dans la rubrique hypersensibilité pour ne pas enfermer les réponses dans une catégorisation précise. Mon propos se veut ouvert, aussi ouvert que la question que je me pose qui est de reconnaître la sensibilité surdouée. Ensuite, ce que vous faites, ce qu'on en fait, comment elle se confronte aux autres, tout cela entre aussi dans le cadre de la question posée. Laurent |
|  | | Admin Rang: Administrateur
Date d'inscription: 05/04/2005
 | Sujet: Re: Intelligence et sensibilité Dim 29 Avr - 7:21 | |
| Il me semble que l'on reconnaît l'hyper-sensibilité au fait d'attacher de l'importance à des paroles ou à des faits qui, chez les autres, n'ont que peu ou pas d'écho. Le problème est le retentissement que cela peut avoir sur le comportement des individus hyper-sensibles, sur les conclusions qu'ils en tirent sur eux-mêmes, sur les autres et sur leur environnement. Il y a forcément une souffrance quand l'intensité ou la quantité des informations perçues a un retentissement émotionnel permanent. Il peut donc y avoir une difficulté d'adaptation au monde, et une recherche sans issue de compensation. Sans compter que la difficulté de donner un sens à cette souffrance - si l'on n'arrive pas à prendre du recul sur elle et qu'on lui prête d'autres origines que l'hyper-sensibilité - peut encore l'aggraver. Cela explique peut-être certaines conduites erratiques ou addictives compensatrices, ou certaines pulsions suicidaires. |
|  | | clementine Membre
Date d'inscription: 28/04/2008
 | Sujet: Re: Intelligence et sensibilité Mer 30 Avr - 11:28 | |
| Oui, j'agrée, 3 ans plus tard (je viens de découvrir que je suis HP, et le forum dans la foulée). Pour ma part, cela m'a souvent amenée à quitter une réunion, un cours, pour me couper de la colère qui montait en entendant certains discours imbéciles, réducteurs ou manipulateurs; ou à décliner des offres de travail ou de collaboration quand l'atmosphère dégageait quelque chose de l'ordre de l'impalpable, de l'intuitif... mais toujours désagréable, et me mettant en état de tension interne. Ou à me mettre en difficulté avec la plupart de mes collègues, prenant leurs manières de travailler (que je jugeais idiotes) pour une volonté secrète de me faire plier, et ch... . Donc je résume: trajectoire professionnelle erratique: oui. Addictive compensatrice, oui (ma drogue, c'est les tartines!). Pulsions suicidaires, heuh, non quand même... par contre, me replier hors du monde en dormant plus que de raison et que nécessaire, oui. Clem' |
|  | | céleste Membre
Age: 26 Date d'inscription: 29/04/2008
 | Sujet: Re: Intelligence et sensibilité Jeu 1 Mai - 1:48 | |
| Je suis exactement comme toi, Clementine. Il m'est déjà arrivé de devoir quitter brutalement un cour à cause de ma sensibilité. J'ai mis beaucoup de temps avant de comprendre comment je pouvais gérer cette hypersensibilité. En décembre dernier, j'ai démissionné d'une formation d'assistante en alternance dans le domaine commercial. L'angoisse, je ne m'attendais pas à devoir faire face à une telle dose de stess. D'autant que ce que j'ai le plus de mal à gérer, c'est bien le stress. J'ai refoulé mes émotions. Mais c'est vraiment pas la solution. Au final si j'ai démissionné, ce n'était pas à cause de ma sensibilité mais plutôt parce que je me suis rendu compte que je ne voulais pas de ce genre de fonctionnement. Même si je comprenais que j'arrivais à me maîtrisé, je savais bien que cela ne correspondait pas à ma nature. Et finalement aujourd'hui, aussi paradoxal que cela puisse paraître, j'apprécie mes émotions, y compris certaines qui sont souvent vécues comme négative: la tristesse, la colère... Plutôt que de craidre le ressenti, je préfère le vivre pleinement. Cela me donne le sentiment d'être vivante. So |
|  | | clementine Membre
Date d'inscription: 28/04/2008
 | Sujet: Ras-le-bol des émotions politiquement correctes! Jeu 1 Mai - 10:26 | |
| Salut Céleste, A la longue, c'est vrai qu'on apprend à se gérer. Et comme toi, j'écoute à présent mon impulsion, mon intuition. Le côté positif de la chose, c'est qu'on perd de moins en moins de temps dans des endroits, des fonctions ou des groupes qui ne nous conviennent pas. Après, il suffit (!) d'apprendre à partir en froissant le moins possible les susceptibilités; les gens qui sont alors assez fins pour ne pas poser de question se contentent loyalement d'un "Je m'en vais" qui n'a pas à donner d'explications (se justifier = signe de culpabilité). Les autres... ma foi, j'avoue que je fais dans l'intimidation, en jouant du regard pour clore le bec à l'indiscret. Pour ce qui est de la tristesse, la colère, les émotions dites négatives, elles sont en effet source de rebond; car plus vite on va au fond de la piscine de déprime, plus fort est le coup de talon pour remonter. Quant à la colère, si on la voit comme une énergie, elle peut être redirigée sur quelque chose de constructif. |
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