C'est sans doute sans intérêt, mais voici ce qui dans mon parcours, s'est apparenté à une forme de "détection". C'était au début des années 80.
Tout début de grande section de maternelle, constat : je sais déjà pas mal lire.
Janvier en CP : sans m'avoir rien dit d'ailleurs, on me fait passer en CE1.
En fin de CM1, mais ça je ne l'ai appris que tout récemment, il est question de me faire passer directement en 5e. Refus des parents (là, je crois qu'ils ont bien fait).
6e, 5e, 4e, toujours premier de classe dans un fauteuil et sans beaucoup de travail réel(ça a duré jusqu'au bac, en fait), on envisage une fois, deux fois de me faire passer des tests.
Et j'ai refusé, parce que je ne voulais pas être mis dans une case, ni me rajouter un truc qui ne ferait qu'aggraver mon isolement et le mépris du reste des élèves pour cet "intello" qui s'intéressait à des trucs bizarres, et qui, forcément, devait fayoter pour avoir des notes pareilles.
Plus rien, rideau, jusqu'à la lecture du bouquin dont on parle beaucoup, une visite à Cogitoz, un entretien d'une heure et demie au terme duquel la psychologue me déclare authentique zèbre garanti grand teint.
En dépit des ressemblances avec le parcours d'un vrai HP, le manque de rigueur caractérisé du processus me réduit donc à un "zèbre possible non homologué, potentiellement un usurpateur".
Moralité, quand on vous propose un test, il faut le faire, ça évite d'être convaincu, vingt ans après, qu'on est un vulgaire imposteur.